Voir son enfant taper, mordre ou donner des coups peut être profondément déstabilisant.
Vous pouvez vous sentir dépassé, honteux, en colère… ou inquiet de ce que cela dit de votre rôle de parent.

Rassurez-vous : vous n’êtes ni seul, ni un “mauvais parent”.

Quand un enfant tape ses parents, il ne cherche pas à faire mal. Il cherche à dire quelque chose qu’il ne sait pas encore exprimer autrement.

🧠 Pourquoi un enfant tape-t-il ses parents ?

Chez le jeune enfant, le cerveau émotionnel se développe bien avant le cerveau capable de réguler les émotions. Concrètement : l’émotion arrive vite, fort… et sans filtre.

Un enfant peut taper lorsqu’il :

  • ressent une frustration intense
  • vit une fatigue émotionnelle ou physique
  • ne trouve pas les mots pour exprimer ce qu’il traverse
  • teste les limites pour se rassurer
  • se sent en insécurité ou débordé

👉 Taper n’est pas un manque de respect volontaire, c’est souvent un signal d’alarme émotionnel.

💬 Ce que ces gestes viennent vous dire

Derrière un coup, il y a presque toujours un message implicite :

  • « Je suis dépassé.e »
  • « J’ai besoin d’aide »
  • « Je ne comprends pas ce qui m’arrive »
  • « Je n’arrive pas à m’arrêter »

👉 Votre enfant ne vous attaque pas. Ce n’est pas contre vous, il agit avec ce qu’il a à disposition à cet instant.

🌪️ Ce qui aide… et ce qui aggrave la situation

Ce qui aide

  • Mettre un cadre clair et sécurisant
  • Nommer l’émotion : « Je vois que tu es très en colère »
  • Protéger sans violence : bloquer le geste calmement
  • Répéter les règles avec constance
  • Proposer des alternatives corporelles (taper un coussin, déchirer du papier…)

     

Ce qui aggrave (même si c’est humain)

  • Crier ou menacer
  • Humilier ou culpabiliser
  • Punir sans lien avec l’émotion
  • Minimiser : « Ce n’est rien »

👉 Un enfant n’apprend pas à se réguler quand il est submergé.
Il apprend après, quand l’adulte est resté solide. Cela ne signifie pas que vous devez rester calme en permanence, mais que votre présence, même imparfaite, reste un repère essentiel.

🛑🤲 Poser un cadre ferme et sécurisant

Dire non à la violence est indispensable. Mais ce non peut être posé sans violence, sans cris, sans rapport de force.

Par exemple :

« Je ne te laisse pas taper. Je suis là pour te protéger, et te protéger toi aussi. »

👉 Le cadre n’est pas là pour punir, mais pour sécuriser.

⏳ Et si cela dure dans le temps ?

Si les gestes sont fréquents, intenses, ou vous mettent en grande difficulté, se faire accompagner peut être précieux. Un regard extérieur permet souvent de :

  • comprendre les déclencheurs invisibles
  • ajuster le cadre éducatif
  • redonner de la sécurité à toute la famille

     

👉 Demander de l’aide n’est pas un échec. C’est un acte de responsabilité parentale.

🧰 Pourquoi me consulter ?

Lorsque votre enfant tape, ce n’est pas seulement le comportement qui est difficile à vivre, c’est ce que cela vient réveiller chez vous : l’impuissance, la colère, la fatigue, parfois le doute sur vos compétences parentales.

Consulter permet de :

  • prendre du recul sur ce que vous vivez au quotidien
  • mieux comprendre les besoins émotionnels de votre enfant
  • retrouver une posture parentale plus sereine et sécurisante
  • sortir des répétitions épuisantes (cris, tensions, culpabilité)
  • remettre du lien et de l’apaisement dans la relation

     

L’accompagnement que je propose s’adresse aux parents qui souhaitent comprendre avant de corriger, et qui cherchent des repères ajustés à leur enfant, à leur famille et à leur réalité.

Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes toutes faites, mais de co-construire des réponses éducatives qui ont du sens pour vous.

🌱 Ressources utiles pour aller plus loin

📚 Livres

  • Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent – Adèle Faber & Elaine Mazlish
  • Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat
  • L’enfant face à ses émotions – Catherine Gueguen

     

🎧 Podcasts / vidéos

  • Conférences de Catherine Gueguen sur le développement émotionnel
  • Podcasts sur la parentalité consciente et l’éducation émotionnelle